Qi Gong - La bannière de Mawangdui
« Des voies d’eau bouchées ou obstruées contrarie l’écoulement de la source”. Pour cette raison, lorsque l’énergie du peuple est congestionné et stagnante, les muscles et les os ne peuvent pas se fléchirent correctement. Ainsi, certains types de danses conduisent et veillent à ce que l’énergie se déplace à travers le corps en harmonie. »Catherine Despeux (La gymnastique daoyin dans la Chine ancienne)

Comparativement au Qi Gong dont le terme est apparu en 1949, le mot Daoyin est lui attesté depuis plus de 3000 ans. Le « Daoyin Tu » - une bannière en soie datant de 168 av. J.-C. découvert à Mawangdui (Hunan) en 1973 - décrit même avec précision et par des illustrations de quarante quatre exercices de santé pratiqués sous la dynastie Han (206 av. J.-C. à 220 ap. J.-C.).


La bannière de Mawangdui (Daoyin Tu)

La gymnastique Daoyin dans la Chine ancienne

Précurseur des actuels Qi Gong, le Daoyin ou "Taoyin Qi Gong", aussi appelé "gymnastique taoïste" ou "gymnastique du Tao", le Daoyin est attesté en Chine depuis l'antiquité comme moyen thérapeutique et/ou comme technique d'entretien du principe vital (yangsheng), voire de longévité. Pour cette période, cette pratique nous est mieux connue depuis quelques décennies, grâce à la découverte des documents archéologiques exhumés de Mawangdui (Hunan), Zhangjiashan (Hubei), Shuihudi (Hubei), qui viennent s'ajouter aux mentions éparses du Daoyin dans la littérature des lettrés comme dans la littérature spécialisée médicale et taoïste.